VI, 1 – La guerre est profondément un acte de communication

4 séances de 2 heures, le lundi à 20h30
Le 1er février 2027
Du 8 au 22 mars 2027

80,00 

Campagnes de désinformation, manipulations de l’opinion publique, ou encore ingérences numériques, l’espace informationnel s’impose comme un nouveau territoire pour les États. Entre stratégies défensives et offensives, comment se structurent l’espace informationnel. La nature du combat informationnel est d’attaquer les fondations et les structures de la cible plutôt que de répondre à ses actions ou de chercher le rapport de force. Fausser ou orienter ses perceptions permet de modeler son comportement.  D’autres opérations peuvent paralyser sa « volonté politique ». Enfin, agir sur ses critères de légitimité a pour effet de « saper la cohésion sociale, et même d’éroder les capacités de résilience économique, politique et sociale ».

SÉANCE 1 : Communication internationale, guerres et médias. Le cas du Haut-Karabagh durant et après la guerre des 44 jours
La guerre est profondément un acte de communication, la guerre des 44 jours entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sera le socle de l’analyse des usages et de la transformation de la communication dans les conflits mais aussi dans le processus de construction de paix. Comment les pouvoirs agissent sur les consciences, redéfinissent le faux et le vrai et impose une lecture du monde compatible avec les intérêts du moment.

SÉANCE 2 : Médias, journalisme, cadrage informatif
Durant le conflit des 44 jours, différents médias et les réseaux sociaux proposent une couverture des évènements dans un environnement peu connu du grand public. Comment s’exerce alors le journalisme autour de ce conflit armé ? L’information est-elle viable puisqu’elle est parfois très lacunaire ? Techniques de manipulation et outils informationnels quand la couverture médiatique est délicate ou partiale ?

SÉANCE 3 : La guerre à l’ère de l’IA
La substitution de l’analyse automatisée aux processus de sélection humaine peut être appréhendée comme un déplacement des régimes de responsabilité, traduisant un basculement à la fois moral et juridique. Elle s’inscrit dans une dynamique d’intensification des formes de violence technicisée, rejoignant l’intuition formulée par le politiste Armin Krishnan dans son ouvrage Killer Robots, où il évoquait déjà l’avènement d’une guerre « inhumainement efficace ».

SÉANCE 4 : Réécrire l’histoire, bataille des mots et des représentations, le storytelling de la guerre des 44 jours et du processus de paix
Dans les conflits contemporains, les luttes ne se jouent pas uniquement sur le terrain militaire, mais aussi dans l’espace des discours. Les états-majors investissent ainsi la production de récits pour influencer les perceptions, à la fois chez l’adversaire et au sein des opinions publiques. Ces « armes » immatérielles renvoient à des stratégies de communication et de cadrage destinées à intimider, légitimer l’action ou mobiliser les soutiens.

Cours en ligne

Chaque séance peut être suivie en direct avec le logiciel de visio-conférence Zoom, compatible PC, Mac et mobiles (Android ou Apple).

Replay

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